Rêves & Utopies

 

La Protection Sociale.

 

 

Les causes de l'insoluble problème de la Protection Sociale :

 

La Protection Sociale, cette merveilleuse Utopie, à été pensée à une époque de plein emploi et de pleine activité.

Aujourd'hui les choses se sont inversées et ce système que l'on croyait infaillible, est obsolète avant même d'avoir fait ses preuves.

Entre temps, des revenus de solidarité ont été créés, mais les 2 systèmes ne peuvent cohabiter sans engendrer l'injustice et la précarité.

Bien sûr, quoi que les pouvoirs publics fassent, les choses ne cessent d'empirer, au détriment de tous et de nos entreprises.

Existe t'il un remède miracle ? S'il en existe un, il nous faudra tous donner de nous-même.

 

 

Comment résoudre l'insoluble problème de la Protection Sociale :

 

Pour résoudre cet insoluble problème, il nous faut préserver l'essentiel : le Minimum Vital et l'assurance maladie.

Il nous faut comprendre que le Minimum Vital concerne chacun d'entre nous et que nous devons tous y contribuer nous-même.

Il nous faut aussi comprendre que l'assurance maladie est indissociable du Minimum Vital et que tous deux ne sont ni une complémentaire, ni un privilège.

Mais ce qu'il nous faut surtout comprendre, c'est que l'entreprise n'a pas besoin d'une protection sociale. De quoi a t'elle besoin ?

Son rôle est de nous fournir durablement de l'activité, de l'emploi et des revenus décents. C'est pourquoi nous devons lui en donner les moyens.

Quand à la réalité ... Elle était, est et sera toujours monstrueuse tant que tout cela n'aura pas été compris.

 

Minimum Vital, Solidarité & Liberté.

 

 

A) Avant tout, l'essentiel est à fixer par l'autorité compétente, l'Etat.

 

Propositions essentielles :

  • Réformer ou transformer certains revenus de solidarité en Minimum Vital (MV) à 50 % du SMIC brut.

  • Créer une contribution de solidarité sur le revenu, pourcentage prélevé sur tout revenu (voir propositions secondaires).

  • Créer une contribution d'assurance maladie sur le revenu, pourcentage prélevé sur tout revenu (voir propositions secondaires).

  • Rendre facultatives les charges sociales restantes (retraite, chômage, etc) : salarié ou libéral, on serait libre de cotiser ou de ne pas le faire.

  • Exonérer l'employeur de toutes charges patronales quand le salarié choisit de ne pas cotiser (celui-ci étant exonéré de toutes charges salariales).

  • Permettre aux assureurs (caisses ou mutuelles) de compenser avec des services complémentaires que l'on contracte en toute indépendance.

  • Permettre un cumul modulable du MV avec d'autres revenus à hauteur d'un plafond bien déterminé (légèrement inférieur au SMIC brut).

  • Toute allocation spécifique de solidarité (APL, APA, AAH, etc) devant être considérée comme un revenu cumulable.

  • Le MV étant financé par la contribution de solidarité, supprimer ou réduire considérablement l'ISF.

Propositions secondaires :

  • Refondre le système d'imposition sur le revenu.

  • Mensualiser tout revenu, l'impôt et les contributions.

  • Créer la tranche MV : tout revenu mensuel inférieur au SMIC brut.

  • Réviser les tranches supérieures : tout revenu mensuel supérieur à la tranche MV .

  • Exonérer de l'impôt et seulement de la contribution de solidarité, la tranche MV.

  • Ne pas exonérer ni de l'impôt, ni des contributions, toute tranche supérieure à celle du MV.

  • Par tranche de revenu mensuel, fixer des taux révisables et garantir des boucliers fiscaux.

  • Pour celui qui choisit de cotiser, ajouter les charges restantes (chômage, retraite, etc).

Exemple de prélèvement sur le revenu mensuel sans charges (purement spéculatif ) :

  • Tranche MV : 5 % de contribution à l'assurance maladie (30 £ pour un MV à 600 £).

  • 1ère tranche supérieure : 10 % d'impôt et de contributions (120 £ pour un SMIC à 1200 £).

  • 2ème tranche et ainsi de suite : voir G si on veut développer sans oublier que cela reste spéculatif.

Remarques :

  • La contribution de solidarité servirait à financer le MV et certaines allocations spécifiques.

  • Prévoir d'augmenter le nombre des tranches de revenu pour mieux équilibrer les taux en proportion.

  • Pour une telle évolution sociale, il faut organiser un référendum sur la question car cela nous concerne tous.

  • Le système de prélèvement mensuel décrit ci-dessus est un système juste et équilibré car tout le monde contribue, sans exception.

  • On peut considérer à juste titre, que l'impôt est une contribution. Pourquoi : nous voulons un service public sain et efficace, c'est pas gratuit.

 

B) Redéfinition de l'essentiel, de la solidarité et du rôle de l'Etat.

 

Bénéficiaire ou ayant droit au MV (quoi qu'il fasse ou ne fasse pas) :

  • Tout demandeur dont le revenu mensuel global ne dépasse pas la tranche MV.

Bénéficiaire ou ayant droit à l'assurance maladie (quelque soit son revenu) :

  • Tout demandeur victime d'un problème influant sur sa santé (maladie, accident, maternité, etc).

Bénéficiaire ou ayant droit aux allocations spécifiques (quoi qu'il fasse ou ne fasse pas) :

  • Tout demandeur dont le revenu mensuel global ne dépasse pas la tranche MV.

  • Tout demandeur victime d'un problème influant sur son autonomie (handicap, invalidité, etc).

  • Tout personne vivant à charge du demandeur, les conditions d'attribution restant les mêmes qu'aujourd'hui.

Conséquences et conditions pour l'Etat (afin de réduire la contribution de tous) :

  • Ne pas exonérer la tranche MV, de la contribution à l'assurance maladie, car tout le monde doit y contribuer.

  • Ne pas exonérer des contributions, tout revenu supérieur à la tranche MV, car en fin de compte tout le monde y gagnera.

Conséquences et conditions pour l'assurance maladie (afin de réduire la contribution de tous) :

  • Toutes les caisses d'assurance maladie doivent fusionner en une seule pour simplifier la gestion et économiser.

  • Rembourser ou prendre en charge à 100 % le coût de tout soin essentiel (ex : une paire de lunettes est un soin essentiel).

  • Ne pas rembourser ou ne pas prendre en charge le coût d'un soin non-essentiel (ex : la thalassothérapie est un soin non-essentiel).

  • Une réforme de l'hospitalisation et de l'exercice de la médecine peut aussi être envisagée pour réduire la contribution de tous (exemple concret).

Définition de l'essentiel et du Minimum Vital :

Vivre veut dire : se nourrir, se loger et s'assainir. Sans tout cela, on meurt.

 

 

C) Redéfinition de la complémentarité et des privilèges.

 

Conséquences et conditions pour les caisses d'assurance chômage, retraite ou assimilées :

  • Pour tous ceux qui choisiront de cotiser, elles conservent leurs activités initiales et aux même conditions qu'aujourd'hui.

  • Pour tous ceux qui choisiront de ne pas cotiser, elles peuvent et doivent proposer des complémentaires.

  • Nous permettre de capitaliser le chômage, les congés et la retraite grâce à des placements.

Services complémentaires de l'Etat et de l'assurance maladie (afin de réduire la contribution de tous) :

  • L'Etat propose déjà des contrats d'assurance vie particulièrement intéressants (taux d'intérêts relativement stables).

  • L'assurance maladie peut proposer une complémentaire pour rembourser des soins non-essentiels.

  • L'Etat est un véritable expert en matière de complémentarité, nous devrions nous en inspirer.

Conséquences et conditions pour tous les assureurs (caisses ou mutuelles) :

  • C'est la rude loi du marché, du libéralisme, de la compétitivité, de la libre concurrence et de la mondialisation.

  • La libre concurrence doit pouvoir s'exercer librement même si certains d'entre eux n'ont pas d'actionnariat.

  • Proposer des complémentaires qui améliorent l'existence ou les conditions d'existence du demandeur.

  • Proposer des complémentaires et non les imposer (vie, retraite, chômage, congés, confort, etc).

  • Dans tous les cas ils peuvent diversifier l'offre, la rendre plus attractive et l'exporter.

Définition de la complémentarité et des privilèges :

Avoir plus : que peut-on vouloir de plus ? Toujours plus.

 

 

D) Redéfinition de la liberté de choisir son existence.

 

Conséquences et conditions pour tous :

  • La seule obligation : sur le revenu mensuel, payer l'impôt et les contributions.

  • A vie, être assuré d'avoir un revenu, quoi que l'on fasse ou que l'on ne fasse pas.

  • A vie, être assuré à 100 % contre la maladie, quelques soient nos revenus.

  • Cumuler le MV avec d'autres revenus (activités diverses, complémentaires, etc).

  • Prendre nos responsabilités et assumer les conséquences de nos choix.

  • Que l'on soit libéral ou salarié, avoir la liberté de cotiser ou de ne pas le faire.

  • Pouvoir contracter librement et indépendamment, des complémentaires.

  • Mettre un terme au conflit social qui dure et qui perdure, depuis toujours.

Conséquences et conditions si on choisit de cotiser :

  • Les charges restantes s'ajouteront aux contributions et tout éventuel tiers n'en sera pas exonéré.

  • Avoir droit à la retraite, au chômage, etc (en fonction de la durée et du montant des cotisations).

  • Trouver plus difficilement un emploi ou une activité, durable et non-subventionné par l'Etat.

Conséquences et conditions si on choisit de ne pas cotiser :

  • Etre exonéré et exonérer tout éventuel tiers de toutes charges.

  • Que l'on soit libéral ou salarié, avoir une augmentation de son revenu.

  • Perdre tout droit à la retraite, au chômage, etc (compenser avec des complémentaires).

  • Trouver plus facilement un emploi ou une activité, durable et non-subventionné par l'Etat.

 

E) Redéfinition de la liberté pour les employeurs et les salariés.

 

Conséquences et conditions pour un employeur si son salarié choisit de cotiser :

  • Ne pas être exonéré des charges patronales qui resteront les mêmes qu'aujourd'hui.

  • Considérer que tout est normal et que rien ne changera.

Conséquences et conditions pour le salarié qui choisit de cotiser auprès de son employeur :

  • Ne pas être exonéré des charges restantes qui s'ajouteront aux contributions.

  • Considérer que tout est normal et que rien ne changera.

Conséquences et conditions pour un employeur si son salarié choisit de ne pas cotiser :

  • Etre exonéré des charges patronales.

  • Avoir une bonne raison de lui proposer un emploi durable, voir même à vie.

  • Ne pas licencier son salarié pour d'autres raisons que la faillite ou faute professionnelle.

  • Avoir une bonne raison d'accroître les compétences (formation) de son salarié.

  • Avoir une bonne raison d'augmenter le salaire de son salarié.

  • Faciliter l'accès au crédit pour son salarié.

Conséquences et conditions pour le salarié qui choisit de ne pas cotiser auprès de son employeur :

  • Etre exonéré des charges restantes.

  • Etre assuré de trouver ou d'avoir un emploi durable, voir même à vie.

  • Ne pas être licencié pour d'autres raisons que la faillite de son employeur ou faute professionnelle.

  • Avoir la possibilité d'accroître ses compétences (formation).

  • En conséquence, pouvoir bénéficier d'une ou plusieurs augmentations de salaire.

  • Accéder plus facilement au crédit.

 

F) Failles possibles et compensations.

 

Concernent certains salariés, libéraux et retraités qui jusqu'à maintenant ont cotisé en croyant que le système était infaillible :

Ces braves gens auraient une bonne raison de réclamer soit des compensations financières, soit des dommages et intérêts.

Au mieux ils réclameront le remboursement intégral de leurs cotisations et on ne pourra pas leur refuser.

S'il existe d'autres solutions, il faut les trouver avant de réformer, afin de satisfaire tout le monde.

 

G) Bilans prévisionnels.

 

A vos calculettes car on ne vous dira pas tout ... Des bases de calcul : INSEE.

Des économies monstrueuses ? Ptet ben que oui après tout ... Surprise, surprise.

Ici et ailleurs ? Pourquoi pas ... Bien des Nations peuvent se sentir concernées.

 

 

H) Conclusion.

 

Le chômage est une illusion, les retraites sont un faux problème, le RMI est une dénégation et la réalité est ignorée au mépris de tout.

Il y aura toujours ... Ceux qui se contentent de vivre, ceux qui veulent plus et ceux qui veulent encore et toujours plus.

Personne n'empêchera jamais personne d'exister et de vivre comme on choisit de vivre.

Personne n'obligera jamais personne à faire ou à ne pas faire.

Et tout le monde finira bien par trouver son compte.

 

 

Pour l'instant ce projet est encore utopique. Mais il peut se concrétiser, sous cette forme ou d'autres formes.

On peut aussi s'en inspirer librement pour parfaire la réalité, sans oublier qu'un idéal doit satisfaire tout le monde.

 

Pour tous commentaires, développements, propositions ou réclamations :

 

 

Mai 2007 - Rêves et Utopies.

 

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